Nous avons tous déjà entendus parlé d'un projet radeau qui débuterait durant le camp de Toussaint, et c'est dans cette atmosphère de curiosité que, petit à petit, les éclaireurs arrivent sur le lieu de camp, heureux de se retrouver pour une semaine d'aventure scoute. 
Un nouveau venu chez les gars : Gaël n'a jamais fait de scoutisme, mais c'est un débrouillard... Il y a de quoi en faire un bon p'tit Lémurien.
Certains ont déjà vu les trois caravanes intrigantes qui ont trouvé une place non loin des yourtes, sur le grand champ des scouts... Une famille de gitans avec deux chevaux et quelques poules... Mais l'heure n'est pas à l'observation : déjà, après notre installation et un bon repas digne des Cerfs-Volants (pâtes naturellement), débute une veillée mîmes comme on les aime. Encore une fois, le dénommé David Lailler (que je ne citerais pas) entre dans la légende de l'expression humoristique. Quel guignol... mais ce n'est pas le seul : bienvenue chez les scouts.
Dodo ; p'tit dej; prière ; activités (début des plans de radeaux en patrouille pour les Cerfs-Volants, remmoulage des outils pour les Ermines, chant pour les Lémuriens avec Pauline et entretien des futures haies boisées pour les Salamandres) ; repas en pat » et... grand jeu.
Nous partons par équipe, tout contents de nous lancer dans un jeu de piste, dans le naïf espoir de le gagner. Mais bien vite, nous nous décourageons en voyant le sadisme sans limites des organisatrices invitées (dont le nom est tenu secret pour éviter l'émeute).
Bref, nous voilà rentrés, juste à temps pour le goûter... Ô joie.
« Alors comme ça les scouts sont aussi cinéphiles ? » Eh oui, à nos heures... Nous allons donc jusqu'à l'Oasis pour regarder un film que nous propose notre cher Fou de Bassan : Lovely Bones, de Peter Jackson, un film parlant de la mort, et qui introduit la notion « d'entre-deux »: un état entre le monde physique et le détachement total dû à la mort.
Enfin... de quoi penser, et parler.
Un lendemain sans encombres, et sans éléments notables, si ce n'est la détermination grandissante des scouts à se jeter sur le goûter en dégageant le plus d'avidité et de bestialité possible... Attention, à partir de cet instant, ce n'est plus « franchise dévouement pureté », mais « œil pour œil et dents pour dents ».
Pour rester dans cette joyeuse ambiance d'attention réciproque, de partage, et de fraternité, nous commençons un scout-ball, et avec les véritables règles (soit dit en passant). « Groumf, il est chouette en fait ce jeu... »
À cela suit l'épisode incontournable du décrassage nécessaire. Les garçons poussent des cris de primates en se vidant allègrement des bassines d'eau les uns sur les autres, pendant que les filles les regardent passivement en riant... disons qu'il y a de quoi.
Une première partie de veillée prématurée — avant manger... on n'a pas idée, non, mais ! Et les traditions alors ! — nous fait rencontrer la famille de gitans à travers leur spectacle. Ils nous présentent succinctement leur vie quotidienne et le « petit métier » de rémouleur.
Nous mangeons, et suit une veillée dans les règles de l'art (avec un feu de châtaigner qui chauffe trop, qui fait des étincelles et tout et tout). Là, les Tziganes nous ont raconté plus précisément de leur mode de fonctionnement, nous ont fait rentrer dans la fabuleuse histoire des gens du voyage...
Une magnifique et envoutante veillée qui nous laisse pleins de rêves pour la nuit et qui se clôture par trois morceaux de jazz manouche à scotcher les quelques apprentis guitaristes de la troupe.
Noé
CP des Lémuriens

Voilà, les Scouts Orthodoxes de France débarquent en Savoie, à Valmeinier, après une journée de train harassante. A 1500 mètres d'altitude, le camp semble un nid d'aigles. Surplombant la vallée, nous nous installons sur les pentes escarpées, face à la montagne qui au gré des nuages se cache et se dévoile. Et c'est le début d'un grand carnaval vénitien.
Les patrouilles sont au nombre de cinq avec :
Sur place, nous faisons une étonnante découverte : le lieu que nous remettons en état pour les prières du matin s'avère être... une ancienne chapelle, lieu d'un antique pèlerinage à la Vierge.
Le lundi 18 Juillet, un groupe part en randonnée en passant par le lac de Bissorte, par le mont Coburne et le lac du Loup. L'autre groupe monte jusqu'au lac du Loup. Les paysages, à perte de vue, sont magnifiques !


Mercredi, c’est par un vent glacial, mais un beau soleil d’hiver que nous avons appris, avec Pascal Baslé, à estimer la hauteur d’un arbre avec la croix du bucheron, puis étape par étapes comment le faire tomber en toute sécurité, ce qui n’est pas sans difficulté…








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